Grégoire PHULPIN (Réalisation)
En sortant de l’école, avec une formation de réalisateur, mais également avec des bases solides en lumière et montage, j’ai eu la chance d’enchaîner beaucoup de plans dans le cinéma (notamment avec Jean-Pierre Mocky) et à la télé (j’ai été chef opérateur sur trois émissions pour Canal Plus).
Ensuite est arrivée une difficile traversée du désert qui met à l'épreuve chaque apprenti cinéaste et qui le maintient dans la réalité de ce milieu et risque d’ébranler sa foi dans cette vocation... Mais la roue tourne toujours et les métiers de l’audiovisuel ouvrent quand même sur un large pannel d’activités et il faut savoir chercher des opportunités auprès d'entreprises ou de collectivités territoriales.
Il faut savoir parfois « oublier » ses prétentions artistiques pour mieux les retrouver au détour d’un chemin
La principale force qu’il faut avoir en tout cas, c'est la certitude de vivre ce que pour quoi l’on est fait et avoir confiance en ses capacités.
L’EICAR a été pour moi une solide base, mais l'école protège beaucoup les étudiants de la rude réalité du marché du travail. Il reste à sortir de ce cocon douillet pour se confronter le plus rapidement possible avec les coups tordus et les producteurs sans pitié.
Il faut donc une bonne dose de courage et de persévérance pour rester en activité dans ce domaine. Et il ne suffit pas d'entrer dans une boîte ou sur une chaîne de télé, il faut aussi avoir le talent d’ y rester...
Et garder la foi, toujours !









