Pour les étudiants, un échange d'une extraordinaire richesse avec l'un des plus grands directeurs de la photo du cinéma français…
…un authentique passionné de l'image et un homme exceptionnel pour lequel mettre en valeur les visages est l'une des responsabilités les plus importantes du chef-opérateur.
Tout au long de sa carrière, il met son talent au service d'entreprises très différentes, travaillant, par exemple, avec Alain Cavalier (Le combat dans l'île, 1961), Chris Marker (Le joli mai, 1962), Jean-Paul Rappeneau (La vie de château, 1965), Philippe de Broca (Le roi de cœur, 1966), Yves Boisset (Coplan sauve sa peau, 1967), Jean-Pierre Melville (L'armée des ombres, 1969), Robert Bresson (Quatre nuits d'un rêveur).
Parfaitement à l'aise avec la manière de travailler imposée par les faibles moyens dont disposent les réalisateurs de la Nouvelle Vague, il est aussi souvent considéré comme l'opérateur des films difficiles, n'hésitant pas à s'engager pour le jeune cinéma : "La maman et la putain" (Jean Eustache, 1972), "La chair de l'orchidée" (Patrice Chéreau, 1974), "Les enfants du placard" (Benoît Jacquot, 1976), "Dites-lui que je l'aime" (Claude Miller, 1977), "La fille prodigue" (Jacques Doillon, 1980).
Son travail, caractérisé par une manière inimitable de traiter les plans sombres ou en clair-obscur, s'inscrit dans une démarche toujours personnelle, trouvant pour chaque film une texture particulière : "Quartet" (James Ivory, 1980), "Le grand carnaval" (Alexandre Arcady, 1983), "Camille Claudel" (Bruno Nuyten, 1987), "Cyrano de Bergerac" (Jean-Paul Rappeneau, 1989), "Mon homme" (Bertrand Blier, 1995), "Les palmes de M. Schutz" (Claude Pinoteau, 1996), "Le divorce" (James Ivory, 2002)…
Il a obtenu deux César de la meilleure photographie pour "Camille Claudel" (1987) et "Cyrano de Bergerac" (1989).