Portraits

Matthieu ROZIER

Rozier Matthieu - école audiovisuel
Promo 1999
À l’âge de 10 ans, j’ai eu la chance de visiter la régie son et le backstage d’une salle à la fin d’un spectacle. C’était comme si on m’avait invité à découvrir le cockpit d’une navette spatiale. Dès lors, j’avais ma petite idée sur ce que je ferais plus tard. Quelques années plus tard, j’ai intégré une classe « synthétiseur » au conservatoire où je suivais déjà des cours de sax. Je me suis progressivement équipé à la maison, pour finir par me constituer un home studio, pour composer et bidouiller des enregistrements avec mon groupe.
 
Après le bac, j’ai cherché à concilier ma passion avec les études dans le cadre d’une formation d’ingénieur du son, avec à la clé un diplôme d’État. Dans les écoles publiques préparant au BTS Audiovisuel, les places sont chères… et c’est en me tournant vers le privé que j’ai découvert l’EICAR qui venait justement d’ouvrir une section BTS. À l’époque, c’était la seule école privée à préparer à cet examen.
En deuxième année, après le stage effectué en cours de formation, j’ai commencé à préciser mon projet professionnel, en découvrant le son à l’image et ses débouchés.
 
BTS en poche, sur les conseils d’un professeur, je suis rentré en contact avec le responsable du son de TF1 qui m’a offert un stage au JT, puis au studio 107. Finalement, après quelques piges pour e-TF1, j’ai été embauché en CDI. J’ai travaillé là-bas 5 ans, comme ingénieur du son plateau et mixeur dans une petite structure de production.
Avec un peu d’initiative et de curiosité, évoluer dans une structure modeste permet d’apprendre très vite sur l’ensemble de la chaîne de production (pré-prod, écriture, tournage, post-prod). C’est fort de cette expérience que j’ai pu monter la société de production dans laquelle je travaille aujourd’hui, dont l’activité est essentiellement tournée vers la réalisation et le motion design.
 
Mon parcours n’est pas des plus exemplaires, mais si j’avais un conseil à donner aux étudiants, ce serait de ne jamais lâcher l’affaire, de ne pas se décourager face aux nombreuses difficultés et déceptions, d’exiger le meilleur de son travail pour aller loin. Bref, patience, persévérance, et beaucoup de travail !
 
Matthieu ROZIER