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Mention spéciale pour le film de Nicolas Pradeau !

Culture[s] - 17 janvier 2019 - par Le Grand EICAR

Étudiant en 1re année du BTS audiovisuel option Métiers de l’image, multipliant déjà les expériences comme chef opérateur, Nicolas Pradeau s’est vu récompensé pour son court métrage Léau, réalisé lors de son année de Terminale en option Cinéma !

Une passion pour le cinéma et l’image

Arrivé à l’EICAR à la rentrée dernière, Nicolas Pradeau manie depuis plusieurs années la réalisation, et plus récemment la direction de la photographie, le cadre et la lumière. Voulant devenir chef opérateur, il a choisi d’intégrer la formation BTS audiovisuel option Métiers de l’image, afin d’obtenir le diplôme d’État et de se familiariser avec du matériel professionnel.

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Originaire d’Avignon où il a suivi l’option Cinéma obligatoire et facultative au lycée, il fait dès 2015 ses armes sur des tournages de courts métrages, d’abord en tant que réalisateur, puis comme que chef opérateur.  « Réaliser seul c’est apprendre à tout faire soi-même, écrire, découper, monter, étalonner et bruiter : c’est une bonne contrainte qui force à tout apprendre soi-même. Cependant je n’ai pas vraiment l’âme d’un scénariste et il me faut une narration, un support établi créé par autrui pour commencer à travailler, ce qui explique mon envie d’être chef opérateur ou d’être réalisateur sur des clips. »

« Ma formation à l’EICAR est un bon moyen de me familiariser tout d’abord avec les contraintes auxquelles je pourrais faire face, mais aussi avec du matériel de lumière et de caméra auquel je n’aurais d’ordinaire pas accès aussi souvent. Cela me permet notamment d’expérimenter plus librement (sans avoir besoin de faire des locations) en ayant moins peur de faire des erreurs que sur un projet avec des enjeux.

Mon objectif depuis 3 ans est de devenir chef opérateur. »

En 2018, alors qu’il prépare ses épreuves du Bac, Nicolas Pradeau réalise en collaboration avec Léa Roland et Martin Schrepel, le court métrage Léau. Dans leur film, les trois réalisateur.rice.s racontent et expriment une histoire questionnant le genre, l’émancipation, la découverte de sa nature (à tous les sens du terme) et de ses possibles évolutions.

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Synopsis : L’histoire de Léau, c’est l’histoire poétique d’une émancipation, de la découverte de sa nature et de ses possibles évolutions. C’est l’histoire d’un être dans un jardin d’Eden propice à la métamorphose et à la fluidité, libéré du temps, de l’espace et du réel.

À l’image, du tournage à l’étalonnage, Nicolas travaille au plus proche de l’argentique et réutilise un cadre en 4/3, format permettant des compositions très esthétiques et rappelant l’utilisation du super 8.

« Nous devions initialement tourner en Super 8, mais pour des contraintes de temps et de budget, on a décidé de filmer en numérique avec mon A7S II, réglé en S-LOG 2. Je l’ai équipé d’un objectif argentique, moins parfait qu’un objectif actuel fabriqué pour le numérique, et j’ai rajouté par-dessus un collant noir étiré pour « casser » le numérique de l’image. Ainsi, l’image numérique perdait sa netteté qui semble « forcée » et trop numérique. Avec le profil S-LOG 2, j’ai pu récupérer plus de détails dans les hautes lumières. »

« De plus, j’utilise souvent de la fumée diffusée sur le lieu de tournage, ce qui a plusieurs effets : tout d’abord, cela permet d’ajouter de la profondeur, car vu qu’il y a plus de fumée entre ce que je filme et l’arrière-plan, celui-ci devient moins contrasté et cela permet de faire ressortir le premier plan. Cela me sert aussi souvent à représenter la lumière dans l’espace tridimensionnel car les rayons de lumière apparaissent alors ; et dans les scènes de Léau, la fumée me permettait de diffuser les hautes lumières de manière plus homogènes et moins choquantes. »

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« J’ai ensuite monté le film sous Adobe Premiere Pro sous les conseils de Martin et de Léa ainsi que de Patricia Bastit, notre professeure de cinéma. »

« Pour mieux répliquer l’effet de caméra Super 8, j’ai également décroché une poignée d’une vraie caméra Super 8 avec une vis ¼ au-dessus et j’ai vissé l’A7S dessus. Cela me permettait de filmer au poing comme avec une caméra Super 8, donnant le même feeling visuel de tremblement. Parfois, je faisais exprès de négliger la mise au point car les rushs d’une super 8 ne sont jamais nets et la mise au point est toujours approximative. »

« J’étais alors cadreur, chef opérateur et électricien, et vu que je cadrais avec le viseur numérique de l’A7S, j’étais le seul à voir l’image, Martin et Léa devaient donc me faire confiance, j’étais le seul garant de toute la création de l’image. »

Premiers pas en festivals !

En décembre dernier, les trois jeunes réalisateur.rice.s sont sélectionnés au Festival tous courts d’Aix-en-Provence, dans le cadre de la 4Compétition Expérimentale. Leur film Léau reçoit ainsi la Mention Spéciale du Jury Expérimental.

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Photo pellicule du tournage de Léau – © Martin Schrepel

« Ce n’était pas notre première participation en festival, mais c’est la première fois que nous étions sélectionnés, précise Nicolas. Léau est le premier film dont je reste fier longtemps après sa finalisation et le travail que l’on a fait dessus continue de nous influencer. C’est rassurant d’avoir gagné un prix pour un court métrage réalisé dans ces conditions, ça nous met en confiance pour la suite. »

Parallèlement à ses études à l’EICAR, Nicolas Pradeau travaille comme chef opérateur sur des courts métrages et des cilps, et fait partie de l’association de production audiovisuelle FAQEY. Il essaye de multiplier les réalisations en pellicule, préférant l’argentique au numérique.

Lors de sa dernière collaboration en tant que chef opérateur pour Martin Schrepel, sur un court métrage expérimental/fantastique de 11 minutes, Nicolas a tourné en pellicule 16mm. Il projette également de faire des clips en tant que réalisateur et chef opérateur, toujours en 16mm.

Un parcours déjà très complet qui promet un bel avenir dans sa carrière de chef opérateur ! Bravo !

Et pour découvrir son travail, rendez-vous sur le site de Nicolas Pradeau.