Alexis Michalik (Edmond, Le Porteur d'histoire) transmet l’art de raconter des histoires aux étudiants en Acting

EICAR a accueilli Alexis Michalik pour un échange avec les étudiants en Acting, en co-organisateur avec Troubadours. Acteur, metteur en scène, auteur et scénariste, le lauréat de cinq Molières est venu partager son parcours, sa vision du métier et sa manière de créer.

« Mon métier, aujourd’hui, c’est de raconter des histoires »
Interrogé par les étudiants sur ses multiples casquettes, Alexis Michalik est revenu sur ses débuts en tant que comédien, notamment à la télévision et dans des séries. Très tôt, l’envie de créer ses propres projets s’impose. À un peu plus de vingt ans, il monte Une folle journée du Mariage de Figaro et l’emmène au Festival d’Avignon, une expérience fondatrice. Quelques années plus tard, il écrit son premier texte original, Le Porteur d’Histoire, un spectacle qui se joue encore aujourd’hui et marque un tournant décisif dans sa carrière.
Depuis, son travail s’inscrit dans la durée, rythmé par la création d’un nouveau spectacle tous les deux à trois ans, parfois accompagnée de projets cinématographiques. Alexis Michalik nous apprend d'ailleurs que son prochain spectacle et son prochain long métrage sont en cours de préparation.
Troubadours : connecter les talents aux projets
Cette rencontre a été organisée en co-organisation avec Troubadours, une plateforme créée par Martin Voltz, étudiant en Mastère Production Audiovisuelle à EICAR Paris. Son outil est gratuit et dédié aux artistes et aux professionnels du cinéma, du théâtre et des performances en direct. Troubadours est née d’un constat partagé par de nombreux jeunes comédiens : la difficulté à accéder aux castings, aux projets et aux bonnes opportunités.
Troubadours propose un écosystème complet pour accompagner les talents : accès à des offres de casting, création de books et de bandes démo, ateliers avec des directeurs de casting, mais aussi une maison de production pour développer des projets artistiques. Une démarche en résonance avec les valeurs de l'école : créer, collaborer et permettre aux artistes de faire émerger leur voix.


L’écriture : influences, intuition et narration avant tout
Revenant sur son rapport à l’écriture, Alexis Michalik a souligné auprès des étudiants d’EICAR l’importance des influences :
« Tous les créateurs sont la somme de ce qu’ils ont vu, lu, entendu. »
Le théâtre, les bandes dessinées, les récits transmis par les autres nourrissent son imaginaire. Il confie s’être longtemps interrogé sur le sens d’écrire de nouvelles œuvres quand « Shakespeare a déjà tout écrit », avant de comprendre que chaque époque, chaque regard et chaque voix ont quelque chose d’unique à raconter. Pour lui, une chose prime toujours dans un projet : l’histoire.
« C’est l'histoire qui fait que le public sera touché ou non. »
Comment caster ?
Avec cinq spectacles à l’affiche et entre 100 et 200 comédiens travaillant simultanément sur ses créations, Alexis Michalik a expliqué aux étudiants l’importance fondamentale de l’esprit de troupe. Ses spectacles se jouent souvent sur plusieurs centaines de représentations, ce qui implique des critères précis lors des castings : des comédiens solides, constants, capables de tenir dans le temps, humainement autant qu’artistiquement.
« Les 2 qualités essentielles pour exercer le métier d'acteur : être un grand travailleur et être quelqu’un d’agréable avec qui le réalisateur aura envie de collaborer. »
Le Bachelor Acting d’EICAR : apprendre le métier par la rencontre et la pratique
Le Bachelor Acting d’EICAR place la rencontre avec les professionnels au cœur de la formation. Tout au long de leur parcours, les étudiants participent à des échanges, masterclasses et ateliers avec des artistes confirmés, à l’image de l’intervention récente de Lou Noérie, membre du collectif Hush, venue partager son expérience de comédienne et son parcours professionnel. Représentations, rencontres avec des metteurs en scène, échanges après spectacles (comme avec Stéphane Freiss) et mises en situation réelles permettent aux étudiants de confronter leur pratique aux réalités du métier.






