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Portrait #MadeInEICAR : Mickaël Pernet

Me, Myself & I - 10 janvier 2019 - par Le Grand EICAR

Grâce à sa passion du jeu et de la mise en scène pour le théâtre comme le cinéma, et à force de travail et de curiosité, Mickaël Pernet a su donner vie à ses rêves ! Diplômé de la formation Actorat en 2013, découvrez son parcours et ses conseils dans ce nouveau portrait #MadeInEICAR.

Je suis monté à Paris à 18 ans. C’est, à l’époque, un besoin inexplicable d’apprendre à jouer qui m’a conduit à chercher formation d’acteur. Je me suis intéressé à l’EICAR parce qu’apprendre ce métier à la fois pour le théâtre et le cinéma était pour moi une évidence quand on ne sait pas où nous serons amenés à travailler.

La formation Actorat permet aux étudiants de jouer sur de prestigieuses scènes parisiennes et de se retrouver fréquemment en conditions réelles de tournage avec les étudiants des autres formations. J’en suis ressorti avec une connaissance du terrain incroyable.

 

Je ne connaissais rien au métier d’acteur quand je suis arrivé. Devenir un interprète était une de mes envies les plus fortes, mais je ne savais pas ce que cela signifiait réellement. J’ai découvert qu’en réalité, raconter des histoires, poser des questions à un spectateur, exprimer l’absurdité du monde dans lequel on vit, ou au contraire mettre en lumière les valeurs que je défends, était devenu un besoin.

À ma sortie de la formation Actorat, j’ai intégré un conservatoire, dans lequel je me suis spécialisé en technique grâce au théâtre classique. J’ai aussi multiplié les expériences de mise en scène et de tournage. C’est une période pendant laquelle j’ai rencontré énormément de monde, en frappant un peu aux portes des endroits qui me faisait rêver.

J’ai travaillé dans un grand théâtre, approché le monde de la mode, cherché à rencontrer de fortes personnalités, des individualités d’artistes, à qui j’aurais envie de proposer un projet, je dormais très peu, je voulais me faire un carnet d’adresse, et un éventail de savoir-faire.

En 2018, j’ai joué dans une pièce de Molière, présentée dans un grand théâtre parisien. Une saison à Avignon est en préparation avec ce spectacle. Je suis aussi à la mise en scène d’une pièce Jouons aux vacances de Mihail Sebastian, qui se jouera très certainement en 2019. Et j’ai le bonheur d’être professeur d’art dramatique et de diction à l’EICAR, où je mets parfois en scène les étudiants. Le métier d’acteur passe évidemment par l’interprétation, mais aussi la mise en scène, la production, et la transmission !

Dawn-Way-Mickael-Pernet

Mickaël Pernet et les étudiants en Actorat 2e année, dans la pièce Dawn Way d’Oleg Bogaev (2015).

 

À l’EICAR, les groupes de travail qui fonctionnent ont forcément un avenir, d’une façon ou d’une autre. J’ai, pour ma part une relation artistique très fusionnelle avec une comédienne de ma promotion. C’est une très bonne amie. Ma jumelle de théâtre.

Il faut choisir le métier d’acteur pour de bonnes raisons. Les strass et les paillettes n’en sont pas une. Rien n’est impossible, mais il faut beaucoup travailler, être curieux, être boulimique d’expériences, décider de vaincre ses peurs et se faire un réseau qui soit toujours en expansion.

C’est un métier qui demande une rigueur personnelle incroyable, car l’outil de travail du comédien, c’est lui-même. Il faut être en perpétuel réglage de soi, sinon c’est impossible. Il y a tellement de demande pour si peu de travail. Il faut être le meilleur. S’obliger à se dépasser chaque jour. C’est souvent douloureux, car il faut travailler sur ses points faibles, son passé, ses névroses, mais quand tout cela se transforme en force et rien ne peut nous arrêter. Croire en soi est essentiel. Il faut être sûr d’être prêt, sinon ce n’est pas la peine.

Mais le jeu en vaut la chandelle ! Ce métier, c’est une drogue dure.