Ben’Imana, Caméra d’Or 2026 : une avant-première sous le signe des retrouvailles à EICAR

Publié le
29/09/2026
Marie-Clémentine Dusabejambo, réalisatrice de Ben’Imana, sur la scène d’EICAR

L’AFC, Association française des directrices et directeurs de la photographie cinématographique, a organisé à EICAR une avant-première de Ben’Imana, premier long métrage de Marie-Clémentine Dusabejambo, récompensé par la Caméra d’Or au Festival de Cannes 2026.

La salle comble lors de l’avant-première de Ben’Imana à EICAR

Une avant-première riche en échanges

La réalisatrice était présente pour cette projection aux côtés de Mostafa El Kashef, ancien étudiant EICAR et directeur de la photographie du film, en duplex depuis l’Égypte, ainsi que Michel Benjamin, membre de l’AFC, intervenant à EICAR depuis de nombreuses années et membre du jury de la Caméra d’Or 2026.

Devant une salle comble, où avaient notamment pris place de nombreux étudiants internationaux d’EICAR, la projection s’est prolongée par un échange nourri avec l’équipe du film. Marie-Clémentine Dusabejambo est notamment revenue sur sa collaboration avec Mostafa El Kashef et le travail mené ensemble autour de l’image du film.

La réalisatrice a également apprécié les nombreuses questions des étudiants. Un échange différent de celui d’une avant-première grand public, porté par le regard de jeunes cinéastes en formation, particulièrement attentifs aux choix artistiques et à la fabrication du film.

Mostafa El Kashef, d’étudiant EICAR à la Caméra d’Or

Cette avant-première avait une résonance toute particulière pour Mostafa El Kashef. Il y a quatorze ans, le directeur de la photographie découvrait à EICAR ses premières caméras de cinéma. Aujourd’hui, il revient à la rencontre des étudiants avec un film récompensé à Cannes.

« EICAR restera toujours au début de mon parcours, parce que c’est la première école où j’ai étudié le cinéma », a-t-il rappelé, évoquant également les enseignants qui lui ont appris à regarder les films et les premières expériences de tournage réalisées sur le campus.

Mostafa El Kashef en duplex sur l’écran de la salle de projection d’EICAR

Son parcours fait aussi écho à la dimension internationale d’EICAR. Lui-même étudiant au sein du département international, Mostafa El Kashef se souvient d’une formation où se côtoyaient des étudiants venus du monde entier et où l’apprentissage passait également par la découverte des cinématographies chinoise, russe ou d’autres continents. Une ouverture qui, selon lui, l’a préparé à travailler avec des réalisateurs et des équipes issus de cultures différentes.

Le lien avec EICAR se prolonge jusque sur la Croisette : Michel Benjamin, intervenant de l’école, faisait partie du jury qui a décerné la Caméra d’Or à Ben’Imana.

De l’ancien étudiant aux étudiants internationaux présents dans la salle, cette avant-première illustre ainsi une même continuité : une école ouverte sur le monde, où se croisent formation, transmission et parcours professionnels internationaux.

Le département international

Là où le parcours de Mostafa El Kashef a commencé.

À Paris, EICAR forme au cinéma des étudiants venus du monde entier, dans des programmes entièrement enseignés en anglais.