Mostafa El Kashef, ancien étudiant EICAR, directeur de la photographie de Ben'Imana, Caméra d'Or au Festival de Cannes 2026

Publié le
24/05/2026
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Formé à EICAR, le directeur de la photographie Mostafa El Kashef signe les images de Ben'Imana, premier long métrage de la réalisatrice rwandaise Marie-Clémentine Dusabejambo, récompensé par la Caméra d'Or au Festival de Cannes 2026.

Présenté dans la section Un Certain Regard, le film est devenu le premier long métrage du continent africain à recevoir cette distinction, qui salue chaque année le meilleur premier film. Une consécration qui prolonge l'histoire déjà ancienne entre EICAR et la Croisette.

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Une formation EICAR tournée vers l'image

Né à Chypre en 1995 dans une famille de cinéma, Mostafa El Kashef est le fils du réalisateur et scénariste Radwan El Kashef, figure marquante du cinéma égyptien. C'est en France, à EICAR que Mostafa entreprend de se former au cinéma en 2012, en intégrant le Bachelor of Fine Arts in Filmmaking.

C’est à Paris qu’il va développer son sens du cadre, apprendre les fondamentaux et la discipline de la mise en lumière, avant de poursuivre ses études et faire ses premières armes en Égypte, pour imposer progressivement sa propre signature visuelle.

Un chef opérateur familier de la Croisette

Le parcours de Mostafa El Kashef est jalonné de rendez-vous cannois. En 2023, il signe l'image de I Promise You Paradise (en sélection de la Semaine de la Critique). L'année suivante, il accompagne The Village Next to Paradise de Mo Harawe, premier film entièrement tourné en Somalie sélectionné à Cannes.

Avec Ben'Imana, il franchit une nouvelle étape. Le film suit Vénéranda, survivante du génocide perpétré contre les Tutsis, engagée dans les tribunaux populaires de justice et de réconciliation du Rwanda. À cette matière d'une grande intensité, sa direction de la photographie apporte une mise en images sensible. « Nous avons abordé l'image de Ben'Imana comme quelque chose qui devait être à la fois vaste et intime, où le paysage et la vie intérieure du personnage se font constamment écho. », confie-t-il à IndieWire.

Cette mise en images sensible a été saluée par le jury de la Caméra d'Or comme par la critique, le film recevant également le Prix FIPRESCI.

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EICAR à Cannes, une présence qui se confirme d'année en année

La reconnaissance de Mostafa El Kashef n’est pas un cas isolé : depuis des années, anciens étudiants et intervenants de l'école se retrouvent régulièrement sur la Croisette. Cette édition 2026 en offre une belle illustration. Dans la même section Un Certain Regard, le réalisateur Rudi Rosenberg, diplômé en 2008, présentait Quelques mots d'amour, accueilli par une standing ovation. Et c'est au sein du jury de la Caméra d'Or, présidé par Monia Chokri, que siégeait Michel Benjamin, directeur de la photographie et intervenant à EICAR.

Avant eux, d'autres avaient déjà porté haut les couleurs de l'école. Sameh Alaa décrochait la Palme d'or du court métrage en 2020 pour I Am Afraid to Forget Your Face, une première pour un film égyptien, tandis qu'Adriano Valerio, ancien étudiant devenu intervenant, repartait en 2013 avec la Mention spéciale du court métrage pour 37°4 S.

Et chaque année, ce sont aussi les étudiants de l'école qui couvrent le festival, présents sur la Croisette aux côtés de nos partenaires médias pour en capter les temps forts.

Édition après édition, EICAR s'affirme à Cannes, des bancs de l'école jusqu'à la montée des marches du Palais des Festivals.