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Fabien Cador part en Live : Idles au Trabendo

Culture[s] - 24 avril 2018 - par Fabien Cador

À la découverte d’une nouvelle pépite musicale avec Fabien Cador ! Pour ce nouveau live, il nous emmène dans la salle du Trabendo pour le concert du groupe punk Idles.

Photo de l’article : gonzaï.com

Idles, c’est du punk anglais sans crête, où l’engagement compte plus que le style. Leur colère se dirige principalement contre les Tories, ces membres du parti conservateur britannique dont est issue Theresa May.
Pendant ce concert, nous allons retrouver les éléments clés de la philosophie punk : l’idée d’une lutte brutale contre les injustices sociales, nuancée par une grosse dose de fraternité et d’amour de son prochain.

Un dose de brutalité

La brutalité, nous la sentons dès les premières notes de Heel/Heal, le titre qui ouvre ce concert. La voix grave et granuleuse de Joe Talbot s’immisce sans peine au milieu des guitares criardes de Mark Bowen et Lee Kiernan. Très vite ils rentrent dans ce qui les touche le plus, la misère sociale. Dans Mother, Joe énumère en boucle les heures travaillées par sa mère. Le chant viscéral de Joe laisse penser qu’elle a été exploitée par ses employeurs durant toute sa vie. La drogue et la dépression sont abordées de manière incisive dans 1049 Gotho et Benzocaine, tandis que Well Done nous fait prendre conscience que nous ne sommes que des bons à rien.

Beaucoup de fraternité

Le côté fraternel, nous le ressentons à peine arrivé.

Côté public, les gens discutent volontiers entre eux sans se connaitre, se payent des verres, etc. je n’avais pas ressenti une aussi bonne ambiance depuis longtemps dans un concert parisien.

Côté groupe, Mark et Lee s’enfoncent volontiers dans la foule pour jouer au plus près de leur public. Leur retour sur scène étant à chaque fois un peu laborieux, le groupe s’amuse, pour passer le temps, à pousser la chansonnette en reprenant des tubes tels que I’m working my way back to you ou encore All I want for Christmas is you.
Il faut dire que le Trabendo est une salle à taille humaine. La scène arrive aux genoux du public et l’architecture du lieu fait que l’on peut profiter du concert peu importe l’endroit où l’on se trouve. Il s’agit du lieu idéal pour accueillir un groupe comme Idles. Ils n’hésitent d’ailleurs pas à exprimer leur gratitude au public du Trabendo qui les galvanise. Autre moment touchant, lorsque Joe déclare tout son amour aux immigrés de son pays « sans qui l’Angleterre ne peut avancer ».

En sortant de ce concert j’ai senti qu’il était de ceux qu’il n’aurait pas fallu rater. Idles est un groupe imprévisible. Vu le temps qu’ils ont mis à sortir leur premier album, nous pouvons nous poser la question d’un éventuel deuxième album. Et étant donné la qualité du premier album, on peut également se demander si le prochain ne sera tout simplement pas sans saveur.

Si vous voulez vous faire une opinion, passez les voir en live dimanche 26 août à Rock En Seine.

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