masterclass-melanie-auffret-eixar
masterclass-melanie-auffret-eixar
actualité école de cinéma
  1. Accueil
  2. Le Grand EICAR
  3. Une ancienne étudiante invitée de la Masterclass EICAR

Une ancienne étudiante invitée de la Masterclass EICAR

Culture[s] - 14 mars 2019 - par Le Grand EICAR

Une rencontre particulière pour les étudiants de l’EICAR avec la réalisatrice Mélanie Auffret. Deux ans après être sortie de la formation Réalisation cinéma et télévision, elle vient parler de son expérience et de la sortie imminente de son premier long métrage, Roxane.

 

Mélanie Auffret : d’Aubervilliers à l’Alpe d’Huez

Originaire de Bretagne, Mélanie Auffret monte à Paris et intègre une formation de théâtre. Très vite, elle se rend compte que le métier de comédienne ne lui correspond pas. Elle entend parler de l’appel à projet de l’OMJA (Organisation en Mouvement des Jeunesses d’Aubervilliers) et envoie son pitch à l’association. Son projet est retenu et lui permet, durant un an, de participer à plusieurs ateliers d’initiation en audiovisuel, pour réaliser un premier court métrage.

Lors de l’édition locale du festival Génération Court organisé par l’OMJA, elle reçoit le Prix EICAR, accompagné d’une bourse d’études. En 2014, elle intègre ainsi la formation Réalisation cinéma et télévision.

masterclass-melanie-auffret-eixar

Durant sa formation à l’EICAR, Mélanie Auffret n’hésite pas à participer à un maximum de tournages (Nikon Film Fesival, publicités, partenariat AXA…). Elle confie aux étudiants durant la masterclass : « En travaillant sur plein de projets différents, on booste sa créativité ! »

Parallèlement à l’école, elle participe à des tournages professionnels sur des poste de régie ou d’assistanat de réalisation.

En 2016, alors en 3année, elle réalise le court métrage Sois heureuse ma poule, l’histoire d’un agriculteur dont l’élevage de poules se rebelle face aux réformes sur l’agriculture intensive. « Au départ, j’avais un autre projet de court, beaucoup trop coûteux… J’ai décidé de repartir à zéro avec une idée simple, en m’inspirant de mon propre univers. Les choses les plus simples sont les plus efficaces quand on écrit un film. »

Lors de la projection de fin d’année au Gaumont Parnasse, son film reçoit le Grand Prix de l’EICAR, remis par le Jury et son président, le réalisateur Thomas Gilou. La vie du film se poursuit à travers plusieurs sélections en festival, dont le très célèbre Festival International du Film de Comédie de l’Alpe d’Huez, deuxième rencontre cinématographique la plus médiatisée en France après Cannes.

 

Du court au long métrage

Pour Mélanie Auffret, l’Alpe d’Huez est un véritable tremplin où la jeune réalisatrice multiplie les rencontres avec les réalisateurs et sociétés de production. Après le festival, elle est contactée par la société Quad Productions (L’Arnacœur, Intouchables) pour lui proposer de travailler sur une adaptation de son film en long métrage.

« L’idée n’était pas de faire une version longue de la même histoire, précise Mélanie Auffret. Si on arrive à la raconter en 7 minutes, pourquoi chercher à en faire plus ? Je suis donc retournée en Bretagne, pour rencontrer des agriculteurs. Un éleveur de vaches m’a alors confié sa passion pour les grands textes, qu’il lisait à ses bêtes. C’est de là qu’est parti Roxane. »

Roxane, c’est l’histoire de Raymond (Guillaume de Tonquédec), éleveur de poulets bios et secrètement passionné de théâtre. Menacé de perdre sa ferme, il se lance dans un projet extravagant : faire le buzz sur internet en mettant en scène ses poules, dont sa préférée Roxane, dans des scènes cultes.

En janvier dernier, la réalisatrice retourne à l’Alpe d’Huez où son film est sélectionné. « Tourner un long métrage c’est très excitant ! Surtout quand on présente le film aux spectateurs, dans une salle qui accueille près de 1000 personnes ! »

Durant la masterclass, les étudiants de l’EICAR ont interrogé Mélanie Auffret sur son parcours et sur les différentes étapes de préparation de Sois heureuse ma poule et Roxane. La rencontre était aussi l’occasion d’aborder des thèmes touchant particulièrement les étudiantes, sur les difficultés des femmes à évoluer dans les métiers du cinéma, notamment en tant que réalisatrice.

« Selon moi, confie-t-elle, le/la réalisateur.rice est comme un capitaine de bateau : il sait s’orienter et connaît la direction à suivre. Et il faut le faire sentir à son équipe ! J’ai cherché à ne travailler qu’avec des gens qui avaient un véritable intérêt pour le projet. Je crois aussi qu’en voyant ce petit bout de femme plein d’énergie et tout le temps au taquet, ça donnait un coup de boost à l’équipe.

Il y avait un grand enjeu pour moi : je savais que c’était ma chance de concrétiser mon projet et il n’était donc pas question de passer à côté pour des problèmes d’autorité. »

Mélanie Auffret, accompagnée des comédiens Guillaume de Tonquédec, Léa Drucker, Lionel Abelanski, Michel Jonasz et Roxanette, l’une des 8 poules dressées pour incarner le rôle-titre, sera en tournée à travers la France pour la promotion du film, dont la sortie est prévue le mercredi 12 juin !

À vos agendas pour ne pas manquer ce très beau film !